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17.5.13

Dear Mickey Mouse...



Walt Disney ressemble irrésistiblement à son héros. Il y a en Mickey le même raffinement, une liberté du geste, de l'élégance.

(...)

La poétique épique de Chaplin - c'est le "Paradis perdu" ; la poétique de Disney - c'est le "Paradis retrouvé".

(...)

Que sont à Dingo les jeux des nuages et des nuées dans le ciel, ou la vapeur verdâtre des fantômes infiniment changeante dans la maison déserte ?

(...)

Bambi c'est un tournant vers l'extase, sérieuse, éternelle : c'est le cycle de la vie - les cycles répétitifs des vies.


Serguei Eisenstein, Walt Disney, 1941-42, texte établi par Naum Kleiman et traduit du russe par André Cabaret, Circé éd., coll. Poche, 2013.

11.6.09

Un chat passant parmi les livres


Aussi mobile sur l'océan

la maison de Charlot et de Big Jim

bientôt celle de Georgia

messieurs éternels émigrants

sont-ils sur un Titanic ?

du moins une ville flottante

île à hélice, Ellis Island

les vents en copropriété

les ouvertures, les dangers

les mobiliers vissés au sol

"sans lesquels je ne peux pas vivre".


Jacques Jouet, "Les maisons de Charlot dans La ruée vers l'or", Pagaille, Geste (revue éditée par l'association Gestuelles 2004) n°05, Automne 2008.