26.9.17
Curtino mio
Ces morts, je les haïssais. Ces morts et tous les morts. ils étaient les étrangers, les seuls, les vrais étrangers dans la patrie commune de tous les êtres vivants, dans notre patrie commune, la vie.
Curzio Malaparte
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10.8.07
Mère qui cherche son petit
L'horizon marin s'incurve, mince et précis, il coupe la tête des vagues, les mâts des navires qui passent au large, vers le détroit de Messine. Là-bas, au loin, le cône élevé du Stromboli flamboie et fume sous un nuage rouge en forme de cœur, un ex-voto suspendu au mur clair du ciel.
(...)
Déjà le soleil se couche ; comme une toile d'araignée les rayons pourpres frissonnent dans l'air transparent. A travers les fils de la toile pleut sur les îles et sur les flots la poussière jaune de soufre que Vulcain exhale de sa bouche fumante. Autour de la maison, çà et là, les fumerolles sifflent doucement.
Curzio Malaparte, Sang et autres nouvelles (Sangue), 1937.
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