Affichage des articles dont le libellé est Révolution française. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Révolution française. Afficher tous les articles

20.10.16

L'idiot sur la langue


Tu sais, vieux Max, maintenant que je suis un idiot sur une langue de sable, tout me manque, la Révolution, Paris, les galops à l'aveugle, les nuits d'une heure, et même ton air de curé, tes bésicles avec le reflet terrible et finalement touchant de Saint-Just dans tes verres, le temps qui nous perd, la poussière de nos lois. Je suis las, Robespierre, et j'ai très faim et très soif dans mes habits de terre. Fais un effort, faux frère, vis encore un peu, viens dans mon île boire un verre de malbec ou de thé noir : je t'attends, crapule, j'ai confiance. 

Thierry Froger, Sauve qui peut (la révolution), Actes Sud, 2016.

12.6.13

décret sur l'immortalité


L'Être suprême, qui se substitue à la Raison, sans l'évincer complètement, et qui ne "prend" pas nécessairement dans les mêmes secteurs géographiques, reçoit "un accueil massif. (...) Douze-cent trente-cinq adresses en moins de quatre mois, de floréal à thermidor, sur le thème commun de l'approbation au décret du 18 floréal sur l'immortalité de l'âme et par suite de l'Être suprême."
(...)
"Vous qui pleurez sur l'existence d'un fils ou d'une épouse, êtes-vous consolés par celui qui vous dit qu'ils ne reste d'eux qu'une vile poussière ? Et si l'existence de Dieu, si l'immortalité de l'âme n'étaient que des songes, elles seraient encore la plus belle des conceptions de l'esprit humain."


Maximilien de Robespierre, cité par Georges Labica in Robespierre. Une politique de la philosophie (1990), La fabrique éd., 2013 (préf. Thierry Labica).

28.5.13

Altius


Le degré de vertu auquel un homme peut atteindre un jour est aussi inconcevable pour nous que celui auquel la force du génie peut être portée.


Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, Fragment sur l'Atlantide [posthume, 1804], Paris, Garnier-Flammarion (rééd. Alain Pons), 1988.

26.4.13

Cité d'émeraude


« Robespierre ! Robespierre !... ah , si vous aviez vu ses yeux verts, vous l'auriez condamné comme moi. »


Merlin (de Thionville) à « un jeune homme », cité par Jules Michelet dans Histoire de la Révolution française (1847-53), volume V, « La Convention », livre IX, chapitre IV, « Suite de l'histoire intérieure des Jacobins Robespierre », p. 83, note 1, Paris, Nelson-Calmann Lévy, 1931.

 

17.2.13

Le bel Animal


"Si les bivouacs d'hiver étaient des bals parés où l'ombre des parfums exquis répand une atmosphère échauffée par le souffle de cent beautés, une délicieuse chaleur, je te demande quel mérite y aurait-il à faire la guerre ?"


Le général Jean-Baptiste Annibal Aubert-Dubayet, dit le "bel Annibal", au général Jean-Baptiste Kléber (vers 1792), cité par Jean-René Suratteau et Alain Bischoff dans Jean-François Reubell. L'Alsacien de la Révolution française, éditions du Rhin, 1995.

30.3.12

They want you for their slave


L'armement massif des esclaves constitue une des clés de la conservation des colonies par la République et constitue une garantie de la liberté. D'ailleurs, Toussaint Louverture se saisissait souvent d'un fusil lors des revues de ses troupes et s'écriait : « Voilà notre liberté ! ».


Frédéric Régent, « II. Pourquoi faire l'histoire de la Révolution par les colonies ? » in Jean-Luc Chappey, Bernard Gainot, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent, Pierre Serna (membres de l'Institut d'histoire de la Révolution française), Pour quoi faire la Révolution, Agone éd., coll. Passé & Présent-CVUH (Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire), 2012.