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6.9.17

Mantra Zéro


(...) Natacha (...) grelottait d'angoisse et de solitude.

C'était une gamine très fière de sentir en elle les métamorphoses se produire, mais le brusque contact avec la violence d'adultes l'avait ramenée à la case départ, à l'enfance, à la prison ambiguë de l'enfance, toute en bruits terribles et en chuchotements qu'on doit proférer soi-même si on les veut consolateurs.


Lutz Bassmann, Black Village, Verdier, 2017.

2.10.10

Quelle question


Ce qui vous empêche de devenir fou.


Antoine Volodine : Avoir vu la folie de très près. Des cachets qu'ils me donnent. J'en ignore le nom.
Lutz Bassmann :
Manuela Draeger : La peur de devenir folle.


Chronic'art, "Les écrivains post-exotiques par eux-mêmes", n° 68, septembre 2010.

25.7.08

Après de nombreuses unités de ce genre, une chauve-souris vint folâtrer autour d'eux


On est au milieu des cendres de tout, on est au milieu des cendres et des souvenirs de tous et toutes, on avance dans le noir ou on reste accroupi pendant des heures ou pendant des jours et des nuits, avec pour tout bagage une solitude immense et l'espoir de l'histoire.


Lutz Bassmann, "Trois. La plongée", Avec les moines-soldats, entrevoûtes, Verdier, coll. chaoïd, 2008.
{http://www.lutzbassmann.org/}

23.5.08

Forcément

Personne ne s'est inscrit pour la chorale
l'animateur
est anthropophage
(...)



L'idiot perd son survêtement
il n'aurait pas du
vendre l'élastique
(...)






Lutz Bassmann (Antoine Volodine), in Prison, Haïkus de prison, Verdier, 2008