







~ Billets & pièces de choix ~








Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Souvent les écrivains, à l'inverse, voudraient agir, peser sur l'Histoire, la marche du monde, ou brasser des millions, quitter le labeur du papier. Vendre des armes en Abyssinie. Souvent les écrivains pourtant ne savent qu'écrire. Bons qu'à ça.
(...)
Mayrena fut de ces coyotes qui reniflent dans les pas des premiers conquérants. Autre chose tout de même que de doucement se suicider au vermouth-cassis aux terrasses de la rue Catinat.
Patrick Deville, Kampuchéa, Seuil, coll. "Fiction & Cie", 2011.
ATTENTION RENDEZ-VOUS : Patrick Deville sera à la librairie La Cédille le jeudi 13 octobre 2011 à 19 heures pour présenter Kampuchéa, son dernier livre. Cette rencontre sera également l'occasion de revenir sur les précédents ouvrages et les voyages de l'auteur.
Librairie La Cédille
33, rue des Volontaires
75015 Paris
Tel/fax : 01 45 67 67 40
la-cedille@orange.fr
Horaires d'ouverture :
- du mardi au vendredi de 11h à 14h45 et de 15h30 à 19h30
- le samedi de 10h à 19h sans interruption.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest








Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Tu mens trop. Oublie la violence et l'imaginaire. Et tâche à l'avenir d'avoir le mensonge en horreur.
Régis Jauffret, Lacrimosa, Gallimard, 2008.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Francis a décidé de se suicider.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Les habitants du bel immeuble se plaignaient souvent des bruits variés par lesquels les locataires manifestaient leur attachement à l'existence et des échos des disputes qui, les soirs d'été, venaient retentir jusque dans leurs salons.
(...)
Les ouvriers ne gagneront la partie que quand on les aura tellement battus qu'ils seront devenus méchants à leur tour.
Roger Vailland, Un jeune homme seul, Corrêa, 1951.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest

Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Tu avais toujours si faim
Les fruits mûrs et le vin
Étaient pour toi
Tu me grondais quelques fois
Lorsque je ne mangeais pas
Ce n'était rien
Et l'eau s'allongait sur le sable
Nos rêves étaient semblables
Je me souviens
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Huit parts de flâneries plus ou moins longues, plus ou moins près de la Seine, plus ou moins violentes comme l'Espérance :
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Le grand changement (j'arrive là en 1976), c'est que j'ai connu une ville "apaisée", enfin victorieuse de la planète, en train de s'arrêter pour se contempler. L'élégant World Trade Center est maintenant là pour longtemps, en pointe. Plus de frénésie comme dans les années 50 et 60 ("tu arrives trop tard, ça repart dans l'autre sens", me dit une amie dans l'avion). New York est en plein vol, la bonne technique, pour un insecte humain, est de s'y glisser sans bruit, de prendre sa distance intérieure, de rester chez soi, d'écouter en profondeur.
(...)
Le rien scintillant de New York est le programme de la Terre. Le Messie est venu, il s'appelle régulation technique. Ce n'est pas possible ! Le Temps doit aller quelque part ! Mais non. La bombe a explosé de l'intérieur : répétition, annulation incessante de tout par tout. Débrouillez-vous avec cette apocalypse tranquille.
Philippe Sollers, septembre 1987, préface au New York de Paul Morand (printemps 1929), GF-Flammarion, 1988 - le titre est extrait du livre de Morand, p. 197.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Par extension, c'est aussi n'importe quelle activité plus ou moins sportive ou ludique qui s'est métamorphosée en geste héroïque de mobilisation. « Les visages de Florence et Hussein ornent l'invitation au prochain Tour de Picardie, comme le site Internet de la ville, le journal municipal ou la façade de la médiathèque » (à Château-Thierry). « Dimanche, près mille femmes marcheront et courront pour Florence et Hussein à l'invitation de la ligue Nord-Pas-de-Calais d'athlétisme » (à Lille). « Le millier de participants de la course annuelle organisée par la ville et baptisée « Tous à vélo » roulera avec un brassard violet pour Florence et Hussein » (à Montpellier). Mais il faut noter, là encore, que ces animations et bien d'autres se seraient déroulées de toute façon, même sans l'enlèvement de Florence Aubenas, dont elles n'ont usé que pour redorer leur blason et effacer quelque peu leur propre insignifiance. À ce compte, d'ailleurs, c'est n'importe quelle occupation de n'importe qui, n'importe où, qui aurait pu, durant ces jours, être placée sous ce signe prestigieux. Ainsi aurait-on pu rentrer chez soi en RER « pour Florence et Hussein ». De même aurait-on pu faire du ski, manger une pizza, résoudre une équation du second degré, regarder la télévision, faire des mots fléchés, aller chez le dentiste « pour Florence et Hussein ».
Philippe Muray, "Que soutiennent, au juste, les comités de soutien" in Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels, tome IV, éd. Les belles Lettres, 2005.
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
~ Billets & pièces de choix ~