29.8.08

"Choses" vues au cocktail des Inrockuptibles "Rentrée littéraire 2008"

(hier au soir, cinq hommes blancs)

1. Pierric Bailly (P.O.L, premier roman)
2. Régis Jauffret (Gallimard)
3. Christophe Claro (Cherche-Midi / Lot49 + Seuil / Fiction & Cie)
4. Tristan Garcia (Gallimard, premier roman)
5. Patrice Pluyette (Seuil / Fiction & Cie)


1. Casquette de velours côtelé beige. "En fait mes amis ne lisent pas de livres". MF Doom & Cannibal Ox.

2. Le même dix-huit mois après, moins de broussaille capillaire, plus de bouée. Avoue parfois tirer les adresses présentes dans ses romans de plans détaillant des villes où il ne s'est jamais rendu (à l'instar de votre serviteur).

3. Prolifique & débonnaire. Dénote autant qu'il en impose.

4. Effacé presque gêné. Confesse une correspondance musclée avec Didier Lestrade.

5. Enjoué et à l'écoute du peu d'écho du VIIème arrondissement. Rare.

9 commentaires:

ThomZ a dit…

Je vois qu'on ne s'ennuie pas ;)

Gui / Billy a dit…

En effet.
Et à défaut de faire du fric de nos frasques.

Dom a dit…

Haha c'te poseur le Guillaume. Je te vois bien disputer le dernier petit four au foie-gras avec Jauffret.

C'est quoi cette référence à Doom et Can Ox ?

Gui / Billy a dit…

Bien disons que le gars est aussi jurassien que Damien. Alors forcément : ça marque.

Marie a dit…

Et il est comment le dernier Jauffret ?

Gui / Billy a dit…

Hey! Notre commentatrice ultra-marine est de retour je vois.
Bien.

Concernant le Jauffret je vais m'inspirer de ton dernier billet en date et recopier un tchat récent où je m'en entretenais avec le co-taulier du présent weblog (tu noteras que dans cette séquence ledit co-taulier est notoirement plus happé que moi par son travail) :

- Moi : Hey yo Tyler!
J'ai fini le Jauffret
Un bon cru
Une sorte de "méta-cru" d'ailleurs
J'étais assez rétif aux passges de Charlotte au début
Assez fan à la fin
Sinon, j'ai beaucoup aimé le passage sur Djerba
Cela fait très hommage à Houellebecq
Jauffret qui rend hommage à Houellebecq, franchement ça vaut le coup
(je parle tout seul hein, ne te formalise pas)
Dans le côté auto-fiction, j'aime bien aussi la sorte de pudeur qu'a Jauffret
Mélange de "ma vie est terne" et "si je n'avais pas une vie un peu terne je ne serais pas Jauffret"
- Damien : i feel ya
- Moi: U meanin'?
- Damien : im kinda busy là
mais je suis assez d'accord avec toi
notamment sur le "meta cru"
pas forcément son meilleur
mais c'est une espece de compil
- Moi: Oui, je suis d'accord
Ou un concentré
A la manière des "Portable" en vigueur outre-Atlantique (dont le légendaire "Portable Faulkner")
Du coup je partage ton idée comme quoi c'est intéressant de commencer Jauffret par celui-ci

Gui / Billy a dit…

Et quant à ta question, Dom, j'apporte la réponse : un des personnages de Bailly mentionne MF Doom dans son roman ("Polichinelle") et le jeune auteur est capable de soutenir une conversation sur Cannibal Ox avec Kreme.

Gui / Billy a dit…

Additif pour Marie, ces deux extraits de "Lacrimosa" qui, à mon sens, mettent en valeur la filiation entre Régis Jauffret et un certain Jean-François Schaal (les deux étant déjà physiquement fort semblables) :

"Votre père a ri. Votre mère a relevé la tête et fouillé son sac du bout des doigts avec cet air détaché qu'on prend pendant les cours de philo pour glisser sa main à l'improviste sous la jupe de sa voisine."

"Et Branton, un barbu presque chauve qui magouille dans l'humanitaire. Un pauvre type qui d'après vous préférait les autres à lui-même, et devait penser à une vieille clocharde déguenillée en honorant Jérémia."

Marie a dit…

Ressusciter JFS sur l'autel de la littérature (enfin surtout sous les jupes des filles !), j'adore !